01 août 2008
deuxième journée : Murano, San Michele, Castello
La matinée fut ensoleillée, l'après-midi nous apporte encore des orages avec peu de pluie mais un ciel gris et des lumières plus ternes.
Murano
Tout le monde le sait, Venise est construite sur l'eau, en réalité sur des îles, avec des prolongements sur l'eau par des pilotis et des remblais. On connait les gondoles pour les avoir vues dans un grand nombre de films, reportages, livres. La ville de Venise et les autres îles de la lagune ont aussi une quantité de rues, ruelles et passages. Mais ce qui est frappant, dès qu'on sort des circuits touristiques, c'est de voir à quel point les gens se déplacent en bateau, comme nous terriens le faisons en voiture, camionette, bus, vélo ou scooter.
Murano, un bateau-taxi et un voilier ancien
Murano, le vaporetto ou bateau-bus
Murano, le phare : Faro
Nous quittons à nouveau Murano pour Venise. Passage devant le cimetière San Michele
San Michele, le cimetière de Venise
Les murs de l'île-cimetière d'où s'échappent la cime vert sombre des cyprès.
Arrivés dans le sestier de Canareggio, une porte s'ouvre sur un atelier de forgeron, près du quai Fondamente Nuove.
Le ciel gris nous permet tout de même de d'apercevoir les Alpes, derrière Murano et San Michele.
Nous nous dirigeons par le quai dei Mendicanti vers le Sestier de Castello, le long de l'hôpital.
Ce quai emmène aux Zanipolo, une contraction de langage typiquement vénitienne pour dire : l'église et le Campo de San Giovanni e San Paolo.
Quai ou plutôt Fondamenta dei Mendicanti
L'égile San Giovanni e paolo ... hum ... (photo interdites à l'intérieur !)
Je ne résiste pas à l'envie de faire une carte postale du fier condottiere Colleoni sculpté par Verrocchio, le maître du jeune Léonard de Vinci, malgé le ciel gris. Ce guerrier devait avoir un fameux courage pour qu'une légende lui attribue le port de trois bourses ! Quoique le soir même j'entendai un usagé des vaporretti traiter le pilote un peu brutal à l'abordage, de triple c...llon, ce qui finalement me laisse à penser que le sens des expressions change du tout au tout avec les siècles.
Un aquarelliste s'est glissé entre 2 averses pour réaliser une difficile perspective sur le Campo.
19 juillet 2008
Premier jour à Venise : aéroport, lagune, Murano, San Michele
C'est le cinquième voyage à Venise pour l'un, le huitième pour l'autre ...
"N'allez pas à venise en juillet !" nous a-t-on dit avant le départ. "C'est bondé, il fait trop chaud, la lagune pue, etc." Nous sourions, heureux de savoir que Venise est toujours magnifique, en toutes saisons. Venise est un labyrinthe qui ne se laisse découvrir qu'à ses amoureux. Les touristes débutants suivent le parcours fléché qui leur est spécialement destiné et qui les guide de la gare ou de la Piazzale Roma à san Marco ou vice-versa par le Rialto et par les rues les plus commerçantes. Mais en dehors de ces circuits, l'île appartient aux Vénitiens.
Quant à la chaleur, nous sommes ravis d'en avoir un peu plus qu'en Bretagne. L'odeur de la lagune ? Pas très différente de celle du Golfe du Morbihan ou de celle des estuaires de la côte nord de à marée montante. Bref, nous aimons ! C'est ce parfum que je sens dès l'ouverture des portes de l'avion à l'arrivée.
Nous avons choisi de venir à Venise en avion. C'est la première fois. D'habitude nous préférons le train qui nous amène directement au coeur de la ville et qui est plus écologique. Mais cette fois c'est le prix étrangement bas du vol low cost qui nous a incité à consommer du kérosène.
premier contact avec la lagune : dans le vaporetto qui nous amène à Murano depuis l'aéroport, nous passons au bout de la piste de décollage
un ciel d'orage menace à l'ouest de la lagune ...
mais un ciel magistralement bleu nous accueille à Murano où nous avons pris une chambre dans un petit hôtel
une douche, un repas dans une ostaria et direction le vaporetto pour une première visite :
entre l'île de Murano et Venise le cimetière san Michele occupe toute une île de forme rectangulaire, plantée de hauts cyprès vert sombre et entièrement entourée de hauts murs de brique rouge soulignés de marbre blanc
où nous trouvons la tombe de Diaghilev, le créateur des ballets Russes
et l'orage éclate lorsque nous trouvons la tombe de Stravinski et celle de son épouse
ambiance romantique ...
en bons Bretons, nous sortons les impers du sac à dos et reprenons le vaporetto direction Venise



















